Féroce

Les animaux Féroce reçoivent-ils des antibiotiques ou des vermifuges ?

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La santé commence par les conditions d’élevage. Nos races rustiques, leur alimentation adaptée et leurs possibilités de mouvement constituent la première ligne de prévention. L’objectif est de limiter les facteurs qui favorisent les maladies, plutôt que de compenser durablement de mauvaises conditions de vie par des médicaments. Dans nos élevages bovins, le vétérinaire ne vient généralement qu’une fois par an, pour la prise de sang prophylactique obligatoire. Même observation dans nos élevages de truites ou de poulet dans lesquelles il n’y eu aucune antibiothérapie sur les lots commercialisés jusqu’à présent. Ces observations illustrent notre démarche ; elles ne constituent pas une promesse qu’aucun animal n’aura jamais besoin d’être soigné.

Pour les vermifuges, la conduite du pâturage joue un rôle important. En changeant de parcelle et en adaptant les périodes de repos, l’éleveur peut limiter l’exposition des animaux aux parasites. Cette gestion s’accompagne d’une surveillance du troupeau : le risque varie selon la météo, les parcelles et l’âge des animaux. L’objectif est d’éviter le déparasitage de routine et de cibler les traitements lorsqu’ils sont nécessaires, plutôt que de traiter automatiquement tous les animaux selon un calendrier fixe.

Le suivi vétérinaire et les analyses apportent deux informations complémentaires. Les carnets permettent de connaître les traitements reçus au cours de la vie des animaux. Les analyses recherchent des résidus médicamenteux dans les produits, avec des résultats accessibles via le QR code des étiquettes.