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« Saturé » est un terme de chimie. Il décrit un acide gras sans double liaison entre ses atomes de carbone. Il ne décrit ni un dépôt ni une artère bouchée. Le cholestérol, lui aussi, mérite mieux que son image de poison : il entre dans la composition de nos membranes cellulaires et sert à fabriquer les hormones stéroïdiennes, la vitamine D et les acides biliaires.
Dans une étude de référence (PURE) portant sur 134 297 personnes suivies dans 21 pays, la consommation de viande rouge non transformée n’était pas associée à davantage d’événements cardiovasculaires majeurs ou de décès.
La prévention se joue aussi dans nos habitudes quotidiennes. C’est le point central développé par le cardiologue Pierre-Vladimir Ennezat : considérer la glycémie, l’inflammation et le mode de vie, au-delà du seul cholestérol. Réduire les sucres raffinés et les produits ultra-transformés, bouger régulièrement, retrouver une alimentation riche en nutriments : ces leviers sont centraux. La santé du cœur ne se résume pas à la chasse au gras. Au contraire, il recommande plutôt un régime “high fat low carb”.
“Les graisses issues d’aliments naturels (viande, œufs, beurre cru, huile de coco) ne provoquent pas d’inflammation”
Références scientifiques
- 1.Iqbal R. et al. Associations of unprocessed and processed meat intake with mortality and cardiovascular disease in 21 countries (PURE). American Journal of Clinical Nutrition, 2021.https://doi.org/10.1093/ajcn/nqaa448
- 2.Dr Pierre-Vladimir Ennezat, cardiologue, Limitless Project, nutrition et santé métabolique.
