Recettes
Des chefs révèlent la puissance brute des produits Féroce dans des recettes simples et savoureuses à cuisiner chez toi.
Depuis quelque temps, le monde alternatif s’est emparé de termes techniques d’autres domaines. Ainsi fleurissent les approches “systémiques”, “antifragiles” ou “quantiques”. Ce dernier terme m’est cher, car je me passionne pour le domaine de la physique des particules depuis longtemps. Je souhaite donc vous en parler dans cet article, que je vais rendre accessible au possible sans pour autant prendre trop de raccourcis. La raison qui me pousse à l’écrire est que de nombreux livres et influenceurs parlent de “nutrition quantique”, osant réaliser des parachutages hasardeux d’un domaine à l’autre.
Il s’agit de l’étude des interactions des particules à l’échelle atomique. Depuis la thermodynamique de Maxwell et Boltzmann, en passant par le problème du corps noir et l’effet photo-électrique d’Einstein, la physique quantique n’a eut de cesse d’étudier les interactions entre ce que l’on pense être les constituants de la matière. Au centre de ces derniers : les photons. Ce que Newton pensait être des petites billes de lumières (corpuscules), se sont trouvées être définies davantage par des ondes par la suite. Puis, l’option de petits grains de lumière est revenue sur la table au XXème siècle.
Vague ou grains ? Particules ou ondes ?
Difficile de trancher. Car si la mécanique quantique (son formalisme mathématique) fonctionne parfaitement en pratique (on lui doit le laser et d’autres technologies que nous utilisons chaque jour), ses interprétations théoriques, philosophiques et épistémologiques sont légions. Aucun consensus sur ce que cela nous dit du monde.
Toujours est-il que nous pouvons cependant en constater les effets. Et c’est sur ce point que je vais vous emmener, de la lumière du soleil à notre assiette.
Comme Elon Musk le rappelait récemment, le soleil occupe 98,5% de la masse du système solaire. Rendez-vous compte ! Si on additionne toutes les planètes, étoiles, poussières d’étoiles, absolument tout ce qu’il y a dans le système solaire (sauf le soleil), on n’obtiendra que 1,5% de la masse totale de ce système… ! Le reste, c’est le soleil. Il est l’astre qui chauffe et agite la matière en permanence, le four sans lequel aucune vie n’aurait pu apparaître sur Terre, ni perdurer d’ailleurs.
Chez les plantes, les molécules de chlorophylle sont capables d’absorber l’énergie lumineuse.
Lorsqu’un photon touche une molécule de chlorophylle, un électron s’excite, saute vers un niveau d’énergie supérieur, et cette énergie est utilisée pour séparer les molécules d’eau (H₂O) en hydrogène et oxygène.
Schéma représentant un atome et la manière qu’ont les électrons de “graviter” autour. Plus que des billes qui tourneraient autour du noyau, imaginez plutôt des nuages de différentes densités (les électrons étant bien plus proches d’un champ électromagnétique que d’une particule en mouvement).
Ce processus, appelé photosynthèse, permet ensuite de fixer le carbone atmosphérique (CO₂) en molécules organiques : des sucres (glucose), qui servent de réservoir d’énergie chimique.
En résumé : une plante arrive, grâce à la lumière, à séparer l’air contenu dans l’eau, en conservant l’hydrogène (H). Briser la liaison de la molécule H2O libère de l’énergie qui sera utilisée pour fabriquer du glucose (amidon de la plante).
Dit autrement :
Ces molécules deviennent ensuite la base de la chaîne alimentaire :
Chaque aliment est donc un vecteur d’énergie lumineuse stabilisée dans la matière.
Le glucose, les acides gras, les acides aminés — toutes ces molécules ne sont que des “batteries” d’électrons. On peut déjà faire un arrêt pour se dire : il n’existe fondamentalement que peu de différences entre les glucides, les lipides et les protéines. En catégoriser certaines comme néfastes ou acidifiantes pour le corps n’a aucun sens. Toutes ces formes de matière sont juste des manières différentes de stocker l’énergie que le soleil bombarde sur notre terre.
Dans la biologie moderne, on parle souvent de l’ATP (adénosine triphosphate) comme de la “monnaie énergétique” du corps. C’est vrai, mais c’est une simplification. L’ATP n’est qu’un intermédiaire, un moyen de rendre utilisable une énergie plus fondamentale : le flux d’électrons.
Les électrons circulent d’une molécule à l’autre à travers des réactions d’oxydoréduction (ou redox).
Ce mouvement d’électrons est ce qui permet à la cellule de :
Les protéines, comme nous le verrons plus loin, sont les architectes de ce flux : elles orientent les électrons, contrôlent leur vitesse, et déterminent quelle molécule doit être oxydée ou réduite.
On peut donc dire que le corps humain est un réseau électrique vivant, où chaque cellule joue le rôle d’un petit transformateur énergétique.
Voici une façon imagée de visualiser la chaîne énergétique :
À chaque étape, l’énergie se transforme sans jamais se perdre — elle change simplement de forme, passant du photon à l’électron, puis de l’électron à la vibration moléculaire.
Ce flux permanent d’énergie, organisé et régulé, c’est la vie elle-même.
Les avancées récentes en bioénergétique et en biophysique du vivant (travaux de Nick Lane, James Lovelock, Gilbert Ling, Albert Szent-Györgyi, etc.) ont montré que la frontière entre énergie et matière est beaucoup plus fluide qu’on ne le pensait.
Les électrons ne sont pas de simples “charges électriques” : ils transportent de l’information, un potentiel, une possibilité d’ordre.
Et c’est dans leur circulation — entre les atomes, les molécules, les cellules — que se maintient la cohérence du vivant.
C’est pourquoi la lumière n’est pas un concept poétique ici : elle est littéralement la source quantique de l’organisation biologique.
Chaque molécule vivante, chaque protéine, est une trace de lumière condensée dans le temps.
J’ai à cœur, au sein de Féroce, de ce blog et des futurs événements que nous organiserons, de continuer à tendre des ponts entre les différentes branches de la science. La physique a énormément évolué depuis un siècle. Ce que nous comprenons actuellement grâce à la mécanique quantique peut apporter beaucoup à la nutrition par exemple. Pour aller plus loin, je vous conseille plusieurs ouvrages ci-dessous. Plongez-y l’esprit ouvert et surtout, avec sans a priori. Car les préjugés sont nos voleurs, comme disait Victor Hugo. Acceptez de ne pas tout comprendre quand vous lirez ces livres. C’est normal pour une première lecture, passez outre et laissez-vous d’abord vous imbiber d’une certaine philosophie et d’une émotion de renouveau.
Dans les prochains articles, nous continuerons notre périple épistémologique afin de nous rapprocher, progressivement, de notre compréhension actuelle du vivant, de la biologie ou encore de la nutrition.
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