Je n’ai pas créé Féroce pour faire de l’argent.
Je l’ai créé pour accomplir une mission : transformer l’agriculture et l’alimentation en France, afin de permettre aux Hommes de vivre intensément. Réussir n’est pas garanti. L’avenir est incertain, et parfois menaçant. C’est pour ça que, dès le départ, j’ai voulu inscrire Féroce dans une dynamique plus grande que nous : celle d’élever toutes ses parties prenantes.
Qu’est-ce que ça signifie ?
Les parties prenantes, ce sont toutes celles et ceux que Féroce met en mouvement : nos collaborateurs, nos prestataires, nos producteurs, nos clients, nos partenaires — mais aussi la Nature, les sols, l’eau, les animaux.
Dans le monde classique de l’entreprise, ces relations sont encadrées par des contrats et des flux financiers. Rien de mal à ça. Mais pourquoi s’y limiter ?
Élever les parties prenantes, c’est faire en sorte que chacun grandisse grâce au projet, au delà de l’aspect commercial. C’est imaginer une entreprise qui crée plus que du chiffre d’affaires : du lien, du sens, de la connaissance, des émotions, des opportunités. Et même si, demain, Féroce devait disparaître, qu’on puisse se dire : « Ça en valait la peine. »
Ce que ça change au quotidien :
Ce n’est pas un simple discours de philosophe de comptoir. C’est une finalité que j’ai toujours dans un coin de ma tête. Voici quelques exemples concrets :
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Le Misogi de Nicolas
Chaque nouveau collaborateur reçoit le Livre de la Culture Féroce, où je parle du concept de Misogi : un défi suffisamment difficile pour avoir 50 % de chances d’échouer. L’objectif ? Sortir radicalement de sa zone de confort pour révéler des ressources insoupçonnées. Nicolas, notre créateur de contenu, a joué le jeu : il s’est inscrit à la Spartan Beast de Morzine en juillet prochain. Depuis, il a repris le sport et découvert le plaisir de courir en montagne. -
Valoriser nos éleveurs
Dans les médias, les agriculteurs sont souvent réduits à deux caricatures : des benêts qui vivent chez leur mère avec leur chien, ou des bourreaux insensibles au bien-être animal. Mais sur le terrain, c’est tout l’inverse : leurs yeux brillent de passion, leur lien au Vivant est d’une finesse rare. C’est pour ça qu’on a voulu filmer leur quotidien, donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais, raconter leur histoire avec justesse. Pendant qu’on arpentait leurs prairies, on a aussi capturé des photos magnifiques. On les a imprimées sur toile, et on les leur offrira pour les fêtes. Pour qu’enfin, ils puissent être fiers de ce qu’ils font — et de ce qu’ils sont. -
Favoriser notre autonomie de pensée
Dans chaque commande, on glisse un livret avec des conseils de cuisson et des éclairages nutritionnels. Mais on ne s’arrête pas là. On fait intervenir des experts du Vivant pour transmettre une compréhension claire, accessible, et surtout fondée sur des principes physiologiques — pas des dogmes. -
Construire le playbook de l’élevage herbager
Je rencontre des éleveurs, des agronomes, des coopératives, des banquiers. Ensemble, on cartographie les leviers d’un modèle d’élevage à l’herbe qui soit durable, rentable et résilient. Taille idéale du cheptel, fiscalité, énergie, diversification avec le tourisme vert… Ce travail ne me rapporte rien directement. Mais il est essentiel pour préserver notre cheptel souverain et développer un modèle d’élevage en cohérence avec nos enjeux actuels.
Ce que ça change en termes de business :
Élever les parties prenantes donne du sens à notre travail. J’essaie de transmettre ce mindset à l’équipe, pour qu’il reste toujours présent, même en filigrane. Mais ce n’est pas seulement une philosophie humaniste : c’est aussi un puissant levier de performance.
Féroce est une entreprise bio-inspirée. Comme dans la nature, tout repose sur les interactions d’un écosystème. En permaculture, par exemple, les zones de biodiversité attirent des prédateurs naturels qui protègent les cultures. En nourrissant cette faune, le jardinier augmente la résilience et la productivité de son potager, tout en réduisant ses besoins en intrants.
Élever les parties prenantes, c’est nourrir l’écosystème qui les fait vivre.
- Des collaborateurs valorisés et épanouis ne “travaillent” plus : ils s’engagent. Résultat : plus de créativité et de productivité, moins de turn-over.
- Quand les parties prenantes se sentent respectées et alignées, la confiance remplace le contrôle. Ça réduit les frictions, accélère la prise de décision et favorise la coopération.
- Ce mindset génère un capital symbolique énorme qui attire naturellement les meilleurs talents, les clients les plus fidèles et les partenaires les plus solides.
- Les entreprises qui veulent gagner contre finissent toujours par s’épuiser. Celles qui choisissent de grandir avec font émerger un cercle vertueux d’innovation — et contribuent à faire grandir le marché dans son ensemble. C’est pourquoi chez Féroce, on partage tout : nos idées, nos ressources, nos apprentissages. Si des concurrents les reprennent ? Tant mieux. Je préfère voir une révolution s’amplifier à plusieurs, que de garder pour moi une transformation silencieuse.
L’opération magie : une belle illustration
Alors que nous déjeunions, Nicolas m’a raconté son ancienne aventure entrepreneuriale : une marque de jeux de cartes illustrés par des artistes. Un beau projet qui n’a finalement pas abouti.
J’y ai vu une opportunité d’élever les parties prenantes.
Du 23 novembre au 31 décembre, chaque commande Féroce contiendra un jeu de cartes et 4 vidéos tuto pour apprendre des tours de magie.
Pour Nicolas, c’est l’occasion de faire vivre son projet, de vider le stock qui dormait dans le garage de sa mère, et surtout, de voir des gens tenir ses créations entre leurs mains.
Pour nos clients, c’est l’occasion d’apprendre quelque chose de nouveau, de surprendre leurs proches pendant les fêtes, de partager un moment simple et magique dont ils se souviendront.
Et pour Féroce, c’est une opération marketing originale qui rappelle pourquoi on existe. Nourrir le potentiel humain, libérer la vitalité de nos clients… ce n’est pas une finalité. C’est un point de départ.
Un tremplin pour vivre des moments qui comptent. Apprendre, grandir, vibrer. Créer du lien avec ceux qu’on aime. Relever des défis qui nous élèvent. Ressentir des émotions vraies.
Parce qu’au fond, la seule richesse qui vaille, c’est celle-là : vivre pleinement, ici et maintenant.