"Qui veut être mon associé ?", c'est un mégaphone hors norme. L'émission rassemble des millions de téléspectateurs qui entendent parler de ta boîte pendant 20 minutes. Nettement plus puissant qu'un passage au JT de TF1.
Ce n'est pas seulement une histoire de business. Avec Féroce, nous créons notre propre segment de marché : avant nous, personne n'avait conscience de l'importance du mode d'élevage ou de la richesse nutritionnelle des abats. C'est pourquoi nous passons autant de temps à créer des contenus et à diffuser des connaissances.
Nous pourrions nous arrêter là. Mais notre ambition n'est pas seulement de convaincre les convaincus : nous voulons transformer en profondeur l'alimentation des Français. QVEMA représentait donc une opportunité sans égal de partager notre vision au plus grand nombre.
Juin 2025 : Hamçonner la prod
Chaque année, la prod reçoit plusieurs milliers de candidatures. Comment se démarquer pour être sélectionné ?
J'ai tout simplement laissé un commentaire sur un post LinkedIn, suffisamment contrariant pour susciter la curiosité, sans être ouvertement agressif. Puis j'ai demandé à mes amis de le liker pour qu'il remonte tout en haut.

Résultat ? Trois jours plus tard, je reçois un appel d'un journaliste de QVEMA qui veut en savoir plus sur Féroce. Nous parlons une heure au téléphone : il apprécie le projet, la trajectoire, mais surtout la rigueur scientifique du discours, posé et fondé, sans être dogmatique ni extrémiste.
J'étais alors au Pérou, où je m'apprêtais à traverser la jungle amazonienne en courant. Quel meilleur contexte pour montrer "à quoi sert Féroce" ? Car ce qui m'anime, ce n'est pas uniquement d'élever la santé, mais surtout de nous donner plus de vitalité pour profiter d'une vie riche et passionnante. Je m'en suis donc servi pour enregistrer la vidéo de candidature qui a achevé de convaincre M6.
Octobre 2025 : Le grand jour !
Jusqu'à la dernière minute, M6 laisse planer le doute. J'étais théoriquement sélectionné, mais à chaque étape, il y a un écrémage. Finalement, je n'ai reçu la date du tournage que quelques jours avant. Heureusement, depuis plusieurs semaines déjà, je prenais quelques minutes chaque matin, dans mon lit, avant de me lever, pour visualiser mon pitch. Je le maîtrisais parfaitement.
Le défi, c'était de réussir à répondre aux questions des investisseurs tout en surveillant la cuisson des hachés au Vitaliseur. Mais Féroce fait tellement partie de moi que je n'ai même pas à y réfléchir. Tout est naturel, presque facile. C'est d'ailleurs ce que les commentateurs ont souligné lorsqu'ils ont analysé mon passage, le qualifiant de meilleur de toute l'histoire de QVEMA. Je ne suis pas un génie : je suis simplement totalement et profondément aligné avec ce que je fais et ce que je dis.
4 mois pour se préparer
Même si le tournage s'était bien passé, environ 10 % des projets sont coupés au montage. Pourtant, nous devions nous préparer : QVEMA est un véritable raz-de-marée pour toutes les boîtes qui y sont passées.
Méthodiquement, j'ai donc cherché tous les goulots d'étranglement :
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Construire une nouvelle chambre froide, 10 fois plus grande, pour le stockage et la préparation des colis. Imaginer ses dimensions idéales pour ne pas avoir à en changer 6 mois plus tard. Convaincre le banquier de la financer, sans bilan.
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Déployer un "ERP", logiciel qui facilite la gestion des stocks, des lots et des commandes. Le connecter à nos bases Airtable et à nos QR codes pour générer des pages publiques afin de rencontrer nos éleveurs et d'accéder aux analyses labo.
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Automatiser les réponses aux questions du SAV auxquelles on a déjà répondu 100 fois, pour consacrer notre énergie à celles qui bénéficieront réellement de notre intelligence humaine.
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Repenser le design du site pour faciliter la navigation et la compréhension de l'offre par des visiteurs beaucoup plus grand public, sans perdre notre ADN ni notre singularité.
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Recruter de nouveaux collaborateurs pour nous aider à développer nos filières, augmenter la production, mais aussi la préparation des commandes et le SAV.
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Trouver et financer du stock supplémentaire pour faire face à l'afflux de commandes anticipé grâce à cette visibilité hors norme.
Ce fut une période très intense, car nous devions relever plusieurs défis très différents les uns des autres, avec des ressources limitées et dans un temps très court. Mais je pense que la contrainte favorise l'innovation et, finalement, au 1er janvier, nous étions prêts.
Pour autant, nos comptes étaient proches de 0, et nous n'avions toujours aucune nouvelle de la prod...
Janvier 2026 : Une soirée exceptionnelle
Trois semaines avant la diffusion, on reçoit la date de passage et le teaser. ÇA VA AVOIR LIEU ! Ouf. J'ai envie de partager ce moment avec nos parties prenantes : nos collaborateurs évidemment, mais aussi nos partenaires (Les Éleveurs de la Charentonne, Chronofresh, etc.). Je décide d'organiser une raclette chez moi, en Haute-Savoie, pour nous réunir.
Quel bonheur de voir tous ces gens, animés par notre mission commune, parcourir pour certains plusieurs centaines de kilomètres pour partager ce moment. Après des discussions chaleureuses autour de fromage de pâturage de montagne, nous n'aurons pas longtemps à attendre : l'émission démarre avec Féroce !
Immédiatement, les notifications pleuvent : plusieurs dizaines de commandes par minute. En une heure, nous avions généré 80 000 € de CA. Un record.
Mais aussi plusieurs centaines de messages sur les réseaux, des mails de soutien de nos clients, des demandes d'interviews de journalistes, des propositions d'investissement de particuliers et de business angels, et ce qui m'a le plus surpris : plus de 75 candidatures d'éleveurs qui veulent nous rejoindre.
Et après ?
QVEMA est un accélérateur. Depuis la diffusion, on est tous sous pression.
À la préparation des commandes, les équipes arrivent à 7h et terminent à 18h. Dané emporte même des huiles et des herbes pour faire des colis chez elle, devant la TV, le soir.
Les stocks sont tombés à 0 et, pendant plusieurs heures, nous n'avions plus rien à vendre. C'est assez frustrant de voir autant de gens visiter nos pages et ne pas pouvoir finaliser leurs commandes.
Mais nous sommes en train d'onboarder plusieurs nouvelles fermes. C'est un processus qui prend du temps : rencontrer les éleveurs, valider la cohérence avec notre cahier des charges, réaliser les analyses labo, tourner une vidéo... C'est le prix de la qualité, le prix de notre promesse, et la raison pour laquelle nous existons. Mais nous progressons vite, et c'est très excitant.
Je suis parfois impressionné par tout ce que nous avons accompli en seulement un an et demi. C'est incroyable, au-delà de tout ce que j'aurais pu imaginer. Et en même temps, je sais que ce n'est qu'un début. Nous avons encore tellement de projets, d'idées et d'ambitions. Et ce qui est génial, c'est que nous avons les moyens de les réaliser.
Deviens notre associé !
Nous avons décidé de ne pas conclure le deal avec Anthony Bourbon et Kelly Massol.
Voici pourquoi :
- Après le tournage, nous n'avons reçu aucune nouvelle de Kelly, ce qui me fait douter de son implication réelle. Du côté d'Anthony, il a été transparent avec moi : il a investi dans plus de 300 startups, donc il n'a pas beaucoup de temps à accorder au développement de Féroce.
- Lorsque j'ai fixé la valorisation de Féroce, en juin 2025, nous n'avions pas encore un an et générions 100k€ de CA par mois. Au mois d'octobre, lors du tournage, nous avions dépassé les 200k€. En janvier, avant la diffusion, nous étions à 300k€, dont les 2/3 via les abonnements (qui comptent beaucoup plus que le CA dans la valorisation d'une entreprise). Et depuis QVEMA, nous sommes à plus de 500k€ mensuels. Compte tenu de ces métriques et des coefficients de valorisation généralement appliqués, notre entreprise devrait être valorisée 20M€ aujourd'hui.
Mais surtout, j'ai une autre vision pour Féroce. Depuis le début, je reçois des propositions de clients qui veulent rejoindre l'aventure. Et dans ma volonté de relier la Terre à l'Assiette, quoi de plus fort que de faire de nos clients les coactionnaires de l'outil de production qui les nourrit ?
De plus, la transparence radicale fait partie de nos valeurs cardinales. Mais dans un monde où les promesses tiennent plus du marketing que de l'engagement, comment me faire confiance ? En devenant actionnaires de Féroce, vous aurez accès aux coulisses, à nos comptes de résultat, aux comptes rendus de board, et aux décisions qui sont prises. Vous serez ainsi les gardiens de notre éthique, de notre vision et de notre mission. Et vous pourrez confirmer que nous faisons ce que nous disons.
Enfin, il y a un dernier élément. Des fonds d'investissement nous ont proposé beaucoup d'argent pour développer Féroce, et j'avoue que c'est toujours tentant de voir un si gros chèque quand on veut changer le monde. Mais l'objectif de ces fonds est de générer une plus-value à 5 ans. Passé ce délai, ils mandatent une banque d'affaires pour vendre l'entreprise au plus offrant.
Ce n'est pas ce genre d'histoire que je veux écrire avec Féroce. Non seulement je ne suis pas certain que nous ayons atteint toutes nos ambitions dans 5 ans. Il nous faudra peut-être 7 ans, 10 ans, ou toute une vie. Mais je ne veux pas que Féroce soit vendu au plus offrant s'il ne partage pas notre éthique, nos valeurs et notre mission.
Donc j'ai décidé de faire un crowdfunding auprès de notre communauté. C'est vous qui financerez notre développement et nos projets. Même si notre objectif n'est pas uniquement financier, je crois que c'est un bon placement. La croissance de Féroce est extrêmement rapide et témoigne d'un puissant "product-market fit". Si nous valons 20M€ aujourd'hui, avec un CA prévisionnel de 6,7M€ pour 2026, nous visons 50M€ en 2030 et 200M€ en 2036, ce qui laisse présager de belles perspectives de gains pour ceux qui nous feront confiance.
Mais au-delà des perspectives financières, je pense que c'est une façon de donner plus de sens à son épargne, tout en vivant une aventure exaltante, en participant activement à un projet de transformation de la société pour qu'elle ressemble au monde dans lequel nous voulons vivre, au monde dont nous rêvons pour nos enfants.
Oui, je suis idéaliste. Et je l'assume. Car la résignation est l'une des choses que je déteste le plus. Comme je le dis souvent : "Nous avons tous la responsabilité d'influencer positivement notre microcosme." Ça peut être un sourire à la caissière en faisant ses courses. Un papier qui traînait par terre, jeté à la poubelle. Un compliment gratuit offert à la personne qu'on aime. Un coup de fil à un ami en rentrant du travail... Tous ces petits gestes peuvent transformer la couleur de nos journées, et créer un effet boule de neige puissant et mesurable.
Comment participer ?
Je suis actuellement en contact avec la plateforme Crowdcube pour publier notre tour de financement. En attendant, j'ai créé un petit questionnaire afin de centraliser les demandes et de vous fournir la documentation et toutes les infos dès que nous serons prêts : https://tally.so/r/lbddMo








